Simona et Matthias Moosmann répartissent le travail en fonction de leurs compétences et de leurs centres d’intérêt. (Photo: Katarzyna Zielewska-Büttner)
"En nous affranchissant, en tant que couple, des attentes et des stéréotypes trop contraignants, nous gagnons considérablement en liberté, en possibilités et en plaisir dans notre travail agricole. J'aimerais que beaucoup plus de personnes dans le secteur agricole puissent elles aussi en bénéficier."
"Forestière de formation, j'ai d'abord travaillé dans le domaine de la protection de la nature en milieu forestier, avant de devenir conseillère en contrats d'entretien du paysage.
Depuis 2016, mon mari et moi exploitons une ferme dans le sud de la Forêt-Noire. N'étant pas issus du milieu agricole, nous avons regroupé des parcelles disponibles dans le village. Nous dépendons donc de plusieurs contrats d'affermage."
"L'agriculture m'a toujours attirée. Mes parents n'avaient rien à voir avec ce milieu, mais j'ai grandi au village et, dès mon plus jeune âge, j'ai cherché le contact avec les animaux.
Comme j'accorde une grande importance à la qualité de l'alimentation, produire moi-même des aliments de qualité s'est imposé comme une évidence.
Le métier d'agricultrice est une vocation profondément épanouissante, mais qui exige aussi des sacrifices."
"Devenir agricultrice représente déjà un véritable défi. Mais trouver une exploitation et la faire vivre sans avoir hérité d'une ferme familiale est encore plus difficile.
Mon mari et moi répartissons les tâches en fonction de nos centres d'intérêt, plutôt que selon les rôles traditionnellement attribués à chaque genre. Je peux ainsi pleinement mettre à profit mes connaissances professionnelles en matière de promotion de la biodiversité.
Dans le même temps, l'exploitation n'est pas un loisir, elle doit assurer notre subsistance."