En agriculture biologique, la lutte contre diverses maladies repose fortement sur l'utilisation de fongicides à base de cuivre. Cela pose problème, car le cuivre peut s'accumuler dans le sol lorsque l'apport annuel dépasse l'absorption annuelle par les plantes, ce qui peut avoir un impact négatif sur la fertilité du sol. Les producteurs biologiques sont très sensibilisés à cette problématique, ils appliquent un large éventail de mesures préventives et renoncent souvent volontairement aux doses maximales de cuivre autorisées. Néanmoins, un abandon total mettrait en péril la sécurité des rendements, car il n'existe pas suffisamment d'alternatives efficaces.
L'objectif de ce projet est de développer des alternatives efficaces au cuivre pour l'agriculture biologique. Pour ce faire, nous suivons différentes stratégies, d'une part, nous développons nous-mêmes de nouvelles alternatives à partir de zéro; d'autre part, nous collaborons avec des instituts et des entreprises partenaires afin de les soutenir dans ce développement. Nous étudions des substances actives d'origine végétale, minérale et microbienne (métabolites et micro-organismes vivants) qui peuvent avoir un effet soit direct (fongicide), soit indirect (induction de résistance) visant à renforcer les plantes. Nous testons ces nouvelles substances actives du laboratoire au champ et les combinons avec des mesures préventives. Pour les alternatives efficaces, nous recherchons la collaboration avec des entreprises afin d'œuvrer à leur homologation en tant que produits phytosanitaires et à leur mise sur le marché.
Direction du projet