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Les producteurs d’oranges bio se préparent à faire face au "dragon jaune"

Dans la plantation de Veracruz, au Mexique, un collaborateur examine les arbres pour déceler une éventuelle infestation par le psylle asiatique des agrumes. (Photo: FiBL, Salvador Garibay)

La flore adventice entre les arbres sert d’habitat aux insectes auxiliaires. (Photo: FiBL, Salvador Garibay)

Dans le monde entier, la production d’oranges est menacée par une bactérie responsable de la maladie du Huanglongbing (HLB), aussi appelée "maladie du dragon jaune" ou "citrus greening". Les feuilles des arbres infestés prennent une couleur jaune-vert; les fruits restent petits et verts, sont de forme irrégulière et ont un goût amer; enfin, les arbres meurent. L’Institut de recherche de l’agriculture biologique FiBL élabore avec succès des stratégies pour contrer ce fléau, en collaboration avec des productrices et producteurs mexicains, et avec le soutien de Coop.

(Frick, 10.12.2019) Généralement fatale pour les orangers, la bactérie Candidatus Liberibacter spp. peut être transmise par le psylle asiatique des agrumes (Diaphorina citri), lorsque celui-ci est porteur de la bactérie et qu’il se nourrit des sèves des arbres. Les bactéries arrivent alors dans le phloème (le tissu conducteur de la sève élaborée) des plantes, se reproduisent jusqu’à obturer ce dernier. Cela se traduit par de fortes baisses de rendement lors de la récolte des oranges et induit la mort des arbres en seulement quelques années. Pour prévenir la maladie, on peut commencer par lutter contre la propagation de cet insecte suceur d’environ quatre millimètres, notamment en promouvant la biodiversité. Des essais au champ de plusieurs années, menés sur différents sites au Mexique sous la direction du FiBL ont montré que les systèmes de culture conduits en agriculture biologique sont nettement moins infestés de psylles asiatiques des agrumes que ceux conduits en agriculture conventionnelle.

Des auxiliaires contre les psylles

Dans une plantation d’oranges bio soumise à forte charge parasitaire, l’équipe de chercheurs a recensé en moyenne 574 psylles par hectare et par an, contre 4232 dans la plantation conventionnelle de référence. "Ce résultat illustre clairement les premiers bénéfices de l’agriculture biologique obtenus simplement en renonçant aux herbicides et aux insecticides", explique Salvador Garibay. Le chef de projet du FiBL souligne: "Grâce à ses structures diversifiées, entre autres, la flore adventice des interlignes riche en espèces offre un habitat aux insectes auxiliaires. Ces derniers tiennent ainsi le psylle en échec."

Forts de ce constat, les praticiens ont commencé à faucher alternativement un interligne sur deux au lieu de tout raser, afin de permettre aux auxiliaires de survivre à long terme dans la plantation d’agrumes. En outre, pendant les périodes de forte reproduction des psylles, il est nécessaire de recourir à la lutte antiparasitaire biologique: pour ce faire, les chercheurs étudient diverses pistes telles que l’utilisation d’un champignon et d’une chrysope (Chrysopidae) pouvant décimer les psylles. Par ailleurs, ils testent du charbon végétal (Biochar), des engrais et des stimulateurs des défenses naturelles des plantes, pour soutenir la force de résistance des arbres contre les insectes et les bactéries.

Dés résultats pertinents

Dans le monde entier, des chercheurs travaillent d’arrache-pied pour lutter contre la maladie des plantes HLB, notamment parce qu’elle menace la production et la transformation des agrumes dans différentes régions du globe, autrement dit un secteur industriel tout entier. Depuis 2011 et au moins jusqu’à 2020, le Fonds Coop pour le développement durable soutient le projet mené par le FiBL visant à déployer des solutions pratiques de lutte biologique contre la maladie HLB. En outre, l’échange entre productrices et producteurs d’agrumes bio ainsi que la collaboration, sous coordination du FiBL, avec des centres locaux de recherche et de conseil sont renforcés.

"Les résultats de ce projet peuvent s’avérer également utiles pour la production des oranges en Europe", fait observer Salvador Garibay. "Aucun cas de HLB n’a encore été déploré ici, mais le psylle a déjà été aperçu", précise-t-il.

Partenaires pour un avenir plus bio

Voilà plus de 25 ans que Coop s’attèle à développer l’agriculture biologique, en étroite collaboration avec l’Institut de recherche de l’agriculture biologique (FiBL). Grâce au Fonds Coop pour le développement durable, le distributeur n’a eu de cesse de renforcer son engagement depuis 2003.

Pour en savoir davantage

FiBL contacts

Donateurs et bienfaiteurs

  • Fonds Coop pour le développement durable

Partenaires

  • Citricos EX, Programa Orgánico, Veracruz, Mexique
  • Universidad Nacional de México (UNAM), Mexique
  • Colegio de Postgraduados, Montecillo, Texcoco, Estado de México, Mexique
  • Centro Nacional de Referencia de Control Biológico, Tecomán, Colima, Mexique
  • INIFAP Veracruz, Mexique

Liens

Le projet dans la base de données des projets du FiBL

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