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Des exercices simples réduisent le stress des bovins à l'abattoir

Dans un couloir, un homme âgé de 30 à 40 ans s'avance calmement vers une vache. La vache suit une autre vache dans une autre partie du corral. L'homme se tient droit, les mains dans les poches.

Un participant au cours s'entraîne à conduire un bovin à travers un couloir. (Photo: FiBL, Eva Föller)

Un bovin se trouve dans la station de traitement, un autre se tient devant. Deux hommes en tenue de travail observent la scène, un troisième actionne un levier métallique sur la station de traitement. La photo a été prise depuis une position légèrement surélevée.

Trois entraînements réduisent le stress des animaux à l'abattoir. (Photo: FiBL, Eva Föller)

Les bovins avec lesquels on exerce la marche dans un couloir de contention présentent moins de stress à l’abattoir. Et pour les humains, c’est aussi plus aisé. C'est ce qu'a démontré le projet du FiBL "Conditionnement de bovins dans l’entreprise agricole".

Le jour de l'abattage signifie souvent du stress pour les bovins et les humains. Le chargement et les protocoles à l'abattoir, comme le passage par des couloirs, sont des expériences complètement nouvelles et stressantes pour les animaux. Le projet du FiBL "Conditionnement de bovins dans l'entreprise agricole" a testé une nouvelle approche. Dans le cadre de ce projet financé par le Fonds Coop pour le développement durable, les agriculteurs et agricultrices ont préalablement entraîné leurs animaux à marcher dans un couloir d'acheminement. Pour cela, ils ont utilisé la méthode "Low Stress Stockmanship", qu'ils ont apprise lors d'un cours de deux jours.

Interaction calme avec les animaux

Le stockmanship enseigne le lien entre l'action de l'homme et la réaction des animaux. Cela permet une manipulation calme et efficace. Les participants au projet se sont exercé à trois reprises à passer avec leurs veaux par un couloir de six mètres de long, puis s'immobiliser dans un stand de traitement ou une cage de pesée. Cela a pris en moyenne dix minutes par bête, auxquelles s'est ajoutée, selon les circonstances, la mise en place du couloir.

À l'abattoir, les chercheurs et les chercheuses du FiBL ont examiné un total de 76 animaux. Le sang des animaux entraînés contenait significativement moins de cortisol (hormone du stress) que celui des bêtes non entraînées. La méthode a également facilité la tâche des humains. 

De bonnes expériences dans la pratique

Damian Laube est l'un des participants au projet. Il a appliqué avec succès les nouvelles connaissances acquises lors du cours dans son exploitation qui compte 25 vaches allaitantes et dix bovins de pâturage. Il raconte: "Le travail avec la méthode Low Stress Stockmanship n'a pas très bien marché la première fois, et ça m'a rendu sceptique. Mais la deuxième fois, j'ai été surpris: ça n'avait rien à voir !"

Cette méthode aide également Damian Laube dans la gestion générale de son bétail: "Auparavant, nous avions beaucoup de peine à mener des bovins dans un autre pâturage. Il nous fallait deux à trois heures à quatre personnes jusqu'à ce que les bêtes soient dans la remorque. Au final, tout le monde était stressé. Désormais, deux personnes vont dans le pâturage, mettent en place un corral avec des panneaux, dirigent et chargent les animaux. En 25 minutes, nous avons terminé. J'ai moi-même évolué grâce à cela. Si en plus c'est bon pour l'animal, tout le monde y gagne."

Un article détaillé sur ce sujet a été publié dans le numéro 9|25 du magazine Bioactualités (voir lien ci-dessous).

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