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Le changement climatique: Utiliser le principe de précaution pour préserver notre capacité d’action

Dans le cadre du groupement européen «SoilClim», le FiBL utilise des abris anti-pluie pour étudier les influences du stress hydrique sur la fertilité du sol. (Photo: FiBL, Dominika Kundel)

La météo de cette année promet de suivre la tendance de ces dernières années. La température printanière se situe entre 1,5 et 2 °C au-dessus de la moyenne pluriannuelle. Prochaine sécheresse en vue?

Les avertissements des climatologues, qui disent de prendre ses dispositions en vue d’une plus grande variabilité météorologique, ont peu influencé nos actions. Or cet immobilisme nous fait peut-être perdre la flexibilité de réagir et la possibilité d’avoir des alternatives. Si nous misons tout sur une même carte, il se peut que nous tirions le gros lot - mais nous pouvons aussi bien tout perdre.

La diversité - une recette éprouvée

La diversité répartit les risques et préserve le potentiel de recourir à des stratégies adaptatives. Elle est aussi une recette éprouvée mise en œuvre par la nature pour se prémunir des dangers. Nous devrions commencer à repenser radicalement notre système agricole afin de gagner en sécurité. Le sol joue ici un grand rôle, à l’exemple de l’érosion: Il est totalement incompréhensible de suivre une stratégie agricole pleine de risques d’érosion et donc de prendre en toute connaissance de cause le risque de perdre son capital et ses investissements.

Le sol est le capital, la culture semée ainsi que les engrais et produits phytosanitaires prévus pour elle sont les investissements. Tout cela sera perdu si l’érosion emporte le tout dans les champs voisins ou la rivière toute proche. Les mesures à prendre pour prévenir l’érosion sont connues. Peut-être que diminuer le travail du sol ne suffit pas pour le stabiliser. Une bande d’arbres, une haie de plantes utilisables en travers de la pente, un enherbement permanent, un renoncement au maïs dans les champs en pente?

Nos actions d’aujourd’hui devraient découler de réflexions à long terme si nous voulons encore avoir demain le choix des plantes que nous voulons cultiver et des produits que nous voulons avoir dans notre assiette. Préparons-nous!

Cette nouvelle a été publiée sur la page web de bioactualités.ch le 20 avril 2020.

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