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Bio aussi à la cantine

Menschen an einem Hofstand

Andreas Greiner, Referent aus Deutschland, bei einem Hofstand der Aargauer Biobetriebe (Foto: FiBL, Tamina Felder)

D’autres pays montrent la voie avec succès: Le bio y a une place proéminente dans la restauration communautaire. Cela doit aussi devenir une réalité en Suisse et contribuer à la dynamique du marché bio.

"L’alimentation durable et l’achat de denrées alimentaires issues d’une production durable est devenu un thème important pour de nombreuses villes", a dit le collaborateur du FiBL Otto Schmid à l’occasion du congrès "Les denrées alimentaires bio sont un élément clé de la restauration communautaire durable dans nos villes", qui s’est déroulé mi-janvier au musée des sciences naturelles Naturama d’Aargau. Le président de Bio Suisse, Urs Brändli, a quant à lui expliqué qu’ "une proportion croissante de produits bio dans les cuisines est un moyen très simple d’améliorer significativement la durabilité de la restauration. Et si on tient en plus compte de la régionalité et de la saisonnalité, on peut tabler sur un impact minimal sur l’environnement."

Collaboration tout le long de la chaîne de création de valeur

Bio Suisse et le FiBL veulent renforcer leurs efforts pour qu’il y ait davantage de produits bio dans la restauration communautaire. Il y a dans ce domaine des approches intéressantes au Danemark, en France et en Allemagne, sous forme de décisions politiques et/ou de concepts de labellisation, approches qui sont déjà transposées dans la réalité. Andreas Greiner, de la société de conseils Ökonsult de Stuttgart, a présenté lors de cette journée des facteurs de réussite, des stratégies et des expériences provenant de la restauration communautaire en Allemagne. "En plus d’objectifs clairs au niveau politique, une forte collaboration et un bon réseautage tout le long de la chaîne de création de valeur, mais aussi le soutien et le conseil pour les cuisines, sont aussi des bases importantes", a-t-il expliqué. En Allemagne, par exemple, le "réseau des villes bio" donne des impulsions importantes pour augmenter la proportion de produits bio dans la restauration communautaire.

Patrick Lütolf, de la Haute école zurichoise pour les sciences appliquées (ZHAW), a présenté un projet pilote de la ville d’Uster. Il s’agit d’une part de la sensibilisation pour la durabilité de l’alimentation, et d’autre part l’alimentation durable sera mise en pratique pendant deux semaines dans les homes d’Uster: tous les plans de menus seront adaptés, et les collaborateurs seront préparés en vue de ce changement par des formations ad hoc mises sur pied dans ce but. Ce projet étudiera aussi les possibilités d’augmenter la proportion de denrées alimentaires de production durable sans plomber trop fortement les coûts.

Une journée réussie

Cette journée a réuni une cinquantaine de participants envoyés par des villes, des hôpitaux, des homes, des organisations commerciales, des traiteurs, des organismes de contrôle bio, d’organisations paysannes et de la société civile, mais aussi de la recherche et de la vulgarisation. Otto Schmid en tire le bilan: "Cette journée a été un plein succès et elle restera un jalon sur la voie vers l’augmentation de la proportion de produits bio dans la restauration communautaire en Suisse." Le congrès avait été organisé par le FiBL et Bio Suisse et soutenu par Bio Aargau, l’association des paysannes et paysans bio du canton d’Argovie. Cette organisation membre de Bio Suisse a même lancé à l’occasion de cette journée une brochure attractive sur la vente directe, et des stands fermiers garnis de choses délicieuses ont assuré la subsistance des participants.

La manifestation avait été organisée dans le cadre du Plan d’action Bio 21 du Canton d’Argovie avec le soutien du Canton et du Secrétariat d’État à l’économie SECO dans le cadre du projet SME-Organics, qui est financé dans le cadre d’un projet Interreg de l’UE dont le but est de mettre en place des plans d’action bio régionaux pour que les petites et moyennes entreprises (PME, SME en anglais et KMU en allemand) puissent mieux tirer parti de la croissance du marché des produits bio.

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Otto Schmid, Sciences économique et sociales, FiBL Suisse

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