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Culture de pommes de terre bio : réduire les risques liés au mildiou grâce à de nouvelles variétés

Visite de cultures

Afin d’informer les agricultrices et agriculteurs intéressés ainsi que le commerce sur les nouvelles variétés, le FiBL a organisé une visite de cultures au Gerbehof à Bibern SO début juillet. (Photo: FiBL, Thomas Alföldi)

Variété à l’essai est cultivée en bandes

Au Gerbehof, chaque variété à l’essai est cultivée en deux bandes de trois mètres de large sur toute la longueur du champ. Une particularité: la présence de bandes fleuries dans les interlignes. (Photo: FiBL, Thomas Alföldi)

Les pommes de terre bio sont très appréciées. Rares sont les aliments qui servent à préparer une aussi grande diversité de mets que ces délicieux tubercules. La demande la plus forte concerne les pommes de terre à chair ferme comme les variétés Erika et Charlotte, sensibles aux maladies. Avec le soutien de Coop et de Bio Suisse, l’Institut de recherche de l’agriculture biologique FiBL cherche de nouvelles variétés de pommes de terre qui conviennent mieux à l’agriculture biologique et s’avèrent pertinentes sur le plan qualitatif.

(Frick, 08.07.2020) Pourquoi une pomme de terre bio coûte-t-elle plus chère qu’une pomme de terre issue de l’agriculture conventionnelle ? Pour les agricultrices et agriculteurs biologiques, la production de pommes de terre est plus risquée que pour leurs homologues qui peuvent utiliser des produits phytosanitaires de synthèse contre les maladies fongiques. La faute en est au mildiou de la pomme de terre, une maladie fongique redoutée, responsable, dans les années 1840, de la «Grande Famine» en Irlande. Les variétés de pommes de terre classiques comme Erika et Charlotte sont très sensibles à cette maladie : par temps chaud et humide pendant une longue durée, les dégâts peuvent aller jusqu’à une perte totale de la récolte.

Essais sur de nouvelles obtentions prometteuses

Afin de s’attaquer à ce problème, le FiBL dirige, avec le soutien de Bio Suisse et du Fonds Coop pour le développement durable, un projet largement soutenu, visant à trouver des variétés de pommes de terre adaptées à l’agriculture biologique en Suisse. L’approche la plus prometteuse consiste à utiliser des variétés résistantes aux maladies. Les sélectionneuses et sélectionneurs de pommes de terre, qui vivent essentiellement au Nord de l’Europe, travaillent depuis un certain temps sur des variétés peu sensibles ou très résistantes au mildiou de la pomme de terre. Les tubercules doivent répondre à de nombreuses exigences : elles doivent être savoureuses, faciles à cultiver et pouvoir être stockées pendant une longue période pour permettre un approvisionnement sur toute l’année. Ces exigences donnent lieu à toute une série de critères auxquels il est très difficile de répondre intégralement. Dans le cadre du projet sur les variétés de pommes de terre, les nouvelles obtentions européennes les plus prometteuses sont amenées en Suisse et examinées dans les moindres détails. Les variétés offrant de bons résultats dans les essais en petites parcelles menés par Agroscope, sont ensuite cultivées sur de grandes surfaces pendant deux ans dans le cadre d’essais pratiques portant sur six fermes biologiques. Le FiBL assure un accompagnement complet de la culture et détermine des paramètres tels que la sensibilité aux maladies et le rendement. Agroscope se charge de la notation des tubercules, du stockage et de la dégustation. Par ailleurs, pour choisir une nouvelle variété, il est essentiel que le goût soit au rendez-vous et qu’elle convienne à la préparation de différents mets comme la salade de pommes de terre ou les röstis. Après tout, une pomme de terre bio doit procurer au moins autant de plaisir gustatif qu’une pomme de terre issue d’un autre système de culture.

De nouvelles variétés dans leur dernière année d’essai de culture

La variété résistante Vitabella, par exemple, se trouve déjà dans les rayons des supermarchés. Quatre variétés supplémentaires, Annalena, Darling, La Vie et Montana, sont actuellement dans leur dernière année d’essai de culture. Elles doivent démontrer dans ces tests qu’elles présentent suffisamment d’avantages par rapport à une pomme de terre de la variété Erika pour être inscrites au catalogue suisse des variétés.

Sur le Gerbehof de Christoph Hauert et Eva Ulm à Bibern, dans le canton de Soleure, par exemple, chaque variété à l’essai est cultivée en deux bandes de trois mètres de large sur toute la longueur du champ. Début juillet, on peut y observer le développement des fanes, la sensibilité aux maladies et le rendement intermédiaire. Fin juillet, les fanes seront coupées, la totalité du rendement sera alors atteint. Les tubercules resteront en terre jusqu’à ce que leur peau devienne ferme et seront récoltées en août.

Les premiers résultats montrent que les variétés Darling et Montana sont associées à de bons rendements. Elles sont généralement robustes et peu sensibles au mildiou. La variété La Vie, en revanche, a pu se distinguer par ses beaux tubercules et son excellent goût l’année dernière. Reste donc à voir quelle(s) variété(s) l’emporte(nt) et permet(tent) aux agricultrices et agriculteurs bio de réduire les risques liés à la culture de pommes de terre.

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